Epices et condiments qui relèvent les plats

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Bien avant le plaisir gustatif, les épices étaient utilisées de façon médicinale dans de nombreuses contrées et, depuis toujours, elles font l’unanimité pour leurs vertus et leur potentiel aphrodisiaque. Plaisirs olfactifs, visuels, gustatifs, les épices relèvent les plats… plats.

Je vais vous en faire découvrir trois :

Le « Wu wei zi »

Une plante médicinale, agissant sur le cœur, les poumons, foie, rate et reins, fait partie de la pharmacopée chinoise. Adaptogène le Wu wei zi soigne l’organisme selon ses dysfonctionnements. Il serait efficace pour régénérer les cellules hépatiques, combattre le stress et améliorerait les performances intellectuelles, sportives et sexuelles.
L’utilisation des baies (piquantes, épicées et légèrement amères) fraîches, séchées ou déshydratées, entières ou concassées, se fait aussi bien dans les plats sucrés que salés.
La plante, autrefois utilisée pour ses qualités de rajeunissement de la peau, est utilisée dans la conception de produits de beauté protecteurs de la peau.

La nigelle

Utilisée par le pharaon Toutankhamon, par Cléopâtre et Néfertiti, comme plante médicinale et condimentaire, elle est introduite en Europe avec les mêmes usages. Mahomet, dans ses hadith, ira même jusqu’à écrire « l’huile de cumin noir guérit toutes les maladies, sauf la mort ». Elle fait d’ailleurs toujours partie de la médecine traditionnelle coranique et ayurvédique (en Inde) où elle est connue sous le nom de « huile de kalinji ». En Europe, un temps abandonnée, elle a retrouvé ses lettres de noblesse, grâce à l’huile essentielle de nigelle. Riche en acide gras, stimule elle renforce le système immunitaire grâce à son caractère anti-infectieux et anti-allergisant. Elle régule l’appétit et facilite la digestion.
En application externe, on l’utilise pour ses vertus anti-inflammatoires, dans les cas d’entorse ou de lumbago. Et ses graines sont dites vermifuges.

Bémol : l’ingestion de graines est déconseillée aux femmes souhaitant avoir un enfant car elles seraient abortives.
Graines fraîches, mûres, entières ou moulues, elles aromatisent les plats de saveurs de cumin, de citron et de poivre.
Au Moyen-Orient ou en Inde, on les trouve fraîches ou grillées à sec (pour rehausser l’arôme), elles sont ensuite broyées et saupoudrées sur des gâteaux, les naans, cuits dans des fours tandoori. On les retrouve également dans les currys, les salades, les poissons et les légumes. La poudre de nigelle est utilisée au comme le poivre.

Trucs : les graines éloignent les mites des vêtements tandis que l’huile cosmétique de Nigelle redonne brillance à la chevelure et vitalité à la peau.

Le carvi

Confondu avec le cumin, le carvi est utilisé contre les troubles digestifs, les flatulences. En infusion, il aide à faire cesser le hoquet et (très utile)… il atténue les ronflements.
Galactogène (il aide la lactation chez les femmes allaitantes) il facilite les menstruations et, est diurétique. Il peut également soulager les maux de dents tout en rafraîchissant l’haleine avec son goût proche de l’anis.

Truc : en huile essentielle, le carvi est efficace contre les engelures. Il convient toutefois de la mélanger à une huile végétale (amande, olive…) avant de l’appliquer sur la peau.

A lire : Le « Grand traité des épices »,  de Mireille Gayet, aux Editions Le Sureau, dont les renseignements ci-dessus sont tirés.

 

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